Une vie, un instant, une photo, mémoire du temps qui passe…

Errer dans les rues de Paris, figer en une fraction de seconde sur un film ces instants de vie éphémères qui, en soi font déjà partie du passé, telle est la passion du photographe humaniste.

Ces instants captés sont, plus que des photographies qui finiront inexorablement dans un album, des rencontres inoubliables.

Des moments de vie que j’ai partagés avec des gens gentils, aimables, je pourrais vous en citer des dizaines. Des gens que je ne reverrai probablement jamais, mais le souvenir de ces instants restent gravés dans ma mémoire, figés sur négatif et couchés sur papier argentique. Et c’est au contact de ces personnes que j’ai appris à aimer « la photographie de rue ».

Ces rencontres, si l’occasion se présente, et après avoir bien souvent déclenché à leurs insu, afin de garder le naturel des expressions ou des situations, je les provoque en proposant de leurs offrir le cliché. Mais parfois, c’est le contraire qui se produit, car j’utilise des appareils argentiques, attisant la curiosité de gens qui viennent alors a moi. C’est d’autant plus le cas avec le moyen format Hasselblad, qui, à leurs yeux, est un appareil qui vient d’un autre monde, d’une autre époque.

La photographie de rue contemporaine , un devoir de mémoire pour les générations futures, tout comme l’ont fait Robert Doisneau, Willy Ronis, Henry Cartier-Bresson et bien d’autres photographes célèbres qui nous ont laissé une trace de ce siècle passé.

 

« Pendant que certaines personnes essaient de marquer les esprits au présent, d’autres les immortalisent. »